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 Promenades littéraires

et médiatiques

Retour Littérature

En 2026-2027:

Professeur : Jean-Louis Bauvais

Référents UIA : Michel Jarthon et Dominique Dupont

Le vendredi  de 10h à 12h, salle Génération

 

 Une approche de la littérature par les medias


La décision que nous avons prise pour satisfaire la demande de beaucoup de participants de limiter l’étude d’un auteur à une année (24 séances) et les vicissitudes d’une programmation souvent perturbée par des annulations de cours (verglas, maladie, concours d’orthographe, jours fériés et autres…), nous ont contraints à limiter la réflexion sur les médias à des « digressions » en rapport direct avec le sujet choisi, de sorte qu’il s’agit, faute de temps, de considérer désormais le cours comme une promenade littéraire illustrée et approfondie par une analyse médiatique (articles de presse, extraits de films, approches philosophique, psychanalytique ou sociologique, comme ce fut le cas pour l’approche de l’oeuvre d’Annie Ernaux en 2026-2027).
Nous nous réservons la possibilité comme par le passé d’aborder un sujet d’actualité hors de notre étude, mais ce ne serait qu’exceptionnel et limité dans la durée ou sous la demande justifiée d’un membre du groupe pouvant proposer un texte ou une lecture lui semblant pouvoir intéresser l’ensemble du groupe.

 

 Une année consacrée aux Transfuges de classe


Pour la première fois depuis sa création, le cours ne sera pas consacré à un auteur en particulier mais à un thème central illustré par 20 livres (donc 20 romanciers différents !) : « Le transfuge de classe ». Le terme récent, et par expérience peu connu, désigne une personne qui change de milieu social au cours de sa vie, généralement grâce à l'école, au travail, à la réussite économique ou à la culture. En littérature, cette expérience est souvent marquée par un sentiment de déchirement : l'individu appartient simultanément à son milieu d'origine et au nouveau groupe social qu'il a intégré, sans se sentir pleinement chez lui dans l'un ou l'autre. Le phénomène est ancien et traverse toute l'histoire de la littérature française. Pour exemple, au XVIIe siècle (Le Bourgeois Gentilhomme de Molière), au XVIIIe (Le Mariage de Figaro de Beaumarchais), au XIXe (Le Rouge et le Noir de Stendhal, Le père Goriot de Balzac, Les Misérables de Victor Hugo, Bel Ami de Maupassant…), au XXe (Le Premier homme d’Albert Camus). Mais, c’est au début du XXIe que le concept et le terme sont apparus avec toute une littérature spécifique à laquelle nous allons véritablement nous arrêter plus longuement à travers des auteurs à succès comme Didier Eribon, Edouard Louis, Nicolas Mathieu, tous se revendiquant héritiers d’Annie Ernaux que nous aurons l’occasion de retrouver pour son dernier livre (Le Jeune homme) que nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’aborder en fin d’année.

Nous découvrirons au cours de ce voyage chronologique à travers la littérature que Les Transclasses d’aujourd’hui nous renvoient à un problème sociétal et politique. Nombre d’auteurs, comme autrefois Albert Camus, refusent cette conception « doloriste ». En s’interrogeant sur leurs origines, Gerald Bronner, Laetitia Strauch-Bonart, Philippe Vilain,    J-P.Kaufmann n’adhèrent pas  à l’idée   bourdieusienne ramenant la question « Pourquoi devient-on qui l’on est ? » au seul rapport dominant-dominé qui s’avère remettre en cause héritage et méritocratie républicaine.
  

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